L’OGC Nice s’est qualifié, hier soir, face à Montpellier, pour les quarts de finale de Coupe de France à l’issue d’une remontée exceptionnelle à l’Allianz Riviera (3-2).
Après le match, le soulagement plutôt que l’extase. Face au ventre mou de Ligue 2 Montpellier (9e), Nice est passé proche du pire, en étant mené de deux buts dès l’heure de jeu. Au mental et à l’exploit, les joueurs de Claude Puel ont réussi à renverser la situation en l’espace de quelques minutes pour écarter leur adversaire et se qualifier pour les quarts de finale de Coupe de France (3-2).
La chance n’a pas immédiatement souri à des Niçois d’abord « surpris par le dispositif mis en place par l’adversaire (5-4-1) », comme l’a déclaré Antoine Mendy, après la rencontre. Avec un turn-over de 8 joueurs par rapport au match nul face à Brest trois jours plus tôt, Nice a été piqué au vif d’entrée de jeu par des Montpelliérains engagés et engageants.
Servi en une touche par Everson Jr, Pays s’est projeté dans la surface et pris Mantsounga de vitesse, avant de servir Mincarelli, au centre. Une aubaine, pour le latéral formé au club et franc heureux du laxisme d’Oppong sur le marquage. 0-1 pour Montpellier (2e), le doute est immédiat.
Alexandre Mendy buteur, le Gym déraille
En seconde mi-temps, Claude Puel a posé ses meilleures cartes, initialement laissées au repos trois jours après le nul face à Brest (2-2). Sanson, Clauss, Wahi puis Diop ont fait leur apparition sur le terrain. Et dans le jeu, Nice s’est montré immédiatement plus dangereux. Lui qui n’avait quasiment pas existé en première période, à l’image d’un Diallo (21 ans) introuvable pour sa deuxième titularisation.
Pourtant, peu après l’heure de jeu, Montpellier a enfoncé l’Allianz dans le brouillard, après un second but signé Alexandre Mendy, ancien Aiglon (0-2). Un but qui illustre toute la détresse défensive dont peut faire preuve cette équipe sur certaines séquences : Antoine Mendy qui perd son duel dans la surface face au pivot – et homonyme, Alexandre Mendy, puis Juma Bah, en retard sur le second ballon (69e).
La jeune pépite Boudach pour son premier but en pro
La solution devait venir, forcément, d’un jeune de la formation. Boudach, déjà auteur d’une entrée en jeu étincelante face à Brest, a inscrit le but de l’espoir sur un centre de Wahi (72e). Esseulé au second poteau, le jeune français a repris le ballon en pleine course pour crucifier Michel (1-2).
Et le pitchoun a donné l’élan nécessaire à son équipe et son stade pour submerger des Pailladins en insuffisance depuis la sortie, sur un choix de Zoumana Camara, de Téji Savanier.
Mais à la 86e minute, Montpellier avait le but du KO entre ses mains. Ou plutôt les pieds d’Alexandre Mendy qui a préféré se lessiver davantage sur un ultime contre en solitaire, plutôt que de décaler pour Yanis Issoufou, fraîchement entré et bien mieux placé que lui. Le retour salvateur de Charles Vanhoutte a maintenu le Gym en vie.
Jusqu’au corner de Jonathan Clauss, mal repoussé par Everson Jr dans les pieds d’Antoine Mendy qui, d’un geste d’attaquant, a décoché une frappe soudaine pour remettre les compteurs à zéro et inscrire, par ailleurs, son tout premier but sous le maillot niçois (2-2).
Si le stade a grandement exulté, il n’était pas encore prêt pour ce qui allait suivre. Sur une nouvelle transmission de Jonathan Clauss, Sofiane Diop s’est ouvert un angle de tir depuis la gauche, pour envoyer une enroulée imparable pour Michel, filet opposé, et offrir définitivement à l’Allianz un moment de gloire, bienvenue dans cette période morose. Au bout du temps réglementaire, Nice a pris les devants pour la première fois du match, et signé une remontada exceptionnelle.
Un coup de canon tiré et une belle communion avec les supporters sont venus conclure une soirée de prestige, hier, à l’Allianz Riviera. Les Aiglons connaîtront leur prochain adversaire ce jeudi soir (19h50) sur France 3.
Alexis Navarro



