Quelques jours après son élimination de la Ligue des Champions, l’AS Monaco s’est cette fois-ci imposé face au Paris Saint-Germain au terme d’un match abouti (1-3). Au classement, les Monégasques retrouvent les places européennes.
Quelle autre équipe peut se vanter de faire le plein de points face au Paris Saint-Germain, en championnat ? Après son élimination en barrages de Ligue des Champions face au club parisien, où il était passé tout près, sur les deux rencontres, de parvenir à déjouer le champion d’Europe en titre, Monaco s’est imposé au terme d’un match correct et confirme son redressement majeur (1-3).
Correct, d’abord car l’équipe est cette fois-ci parvenue à finir sa rencontre à onze contre onze. Forcément pratique dans un match de football. C’est d’ailleurs à cause de ce facteur que les Monégasques n’étaient pas parvenus, malgré leurs efforts, à l’emporter sur ce PSG friable en barrages.
Maghnes Akliouche pour lancer les hostilités
Comme quelques jours plus tôt dans ce même stade, c’est Maghnes Akliouche qui a lancé ce duel en ouvrant la marque après une grossière erreur de Warren Zaïre-Emery dans la défense. Inspiré par l’impossible, le jeune milieu français a conduit la balle dans sa surface jusqu’à la perdre face à Coulibaly. Ce qui a profité à Folarin Balogun pour la recevoir, dos au but. Celui-ci a bien senti le coup en la laissant à Maghnes Akliouche qui, d’une frappe soudaine intérieure, a trompé Safonov (0-1, 27e).
Bien entré dans son match, notamment grâce à un Denis Zakaria toujours aussi épatant en défense, l’AS Monaco a été récompensé face à un PSG qui laisse transparaître, semaine après semaine, ses faiblesses grandissantes.
À la mi-temps, les Monégasques sont rentrés aux vestiaires avec le court avantage d’un but, tout en maîtrise. Mais ont gardé l’esprit clair. Celui de ne pas se saborder face aux hommes de Luis Enrique.
Le Tsar Golovin pour le break
Après les sorties sur blessure de Vanderson (touché à l’ischio, 27e) et de Caio Henrique (après un duel avec Kvaratskhelia, 54e), Aleksandr Golovin est entré en jeu au milieu à la place d’un Aladji Bamba de nouveau intéressant par sa robustesse et sa maîtrise aux côtés de Lamine Camara.
Et le milieu russe n’a eu besoin que d’un ballon pour ouvrir son compteur. Après un bon service de Coulibaly, prolongé par Vitinha, Golovin s’est retrouvé au bon endroit, au bon moment pour pousser la balle dans la cage d’un Safonov battu (0-2, 55e).
Sur son second ballon, il a d’ailleurs décoché une frappe splendide détournée par le portier russe (58e).
Confronté de nouveau à un AS Monaco convainquant, qui a décidé cette fois-ci de ne pas s’infliger de bâton dans les roues en évitant les erreurs de concentration, Luis Enrique a dû agir pour offrir à son équipe un nouveau souffle.
Les entrées en jeu de Dembélé, Lee et Mayulu (à la place notamment de Doué et Kvaratskhelia de nouveau en-dessous des attentes) ont répondu à cet objectif et perturbé le club princier.
Jusqu’à la réduction du score signée Bradley Barcola où Philipp Kohn, fort et discipliné sur sa ligne, n’a rien pu faire (71e).
Un bonbon de Balogun pour clore les débats
Face aux 700 valeureux supporters qui ont fait le déplacement au Parc des Princes, les Monégasques ont tenu bon et fait le dos rond face à un adversaire manquant de précision.
Puis sur une récupération haute de Maghnes Akliouche, Folarin Balogun a inscrit un joli but pour refaire le break dans ce match, avec la complicité de Nuno Mendes (1-3, 73e). Le Suisse, qui a inscrit ce soir son 5e but en cinq rencontres toutes compétitions confondues, est sorti gêné physiquement par la suite, à la place de Mika Biereth (81e).
En fin de partie, Simon Adingra (entré à la place de Maghnes Akliouche, 81e) a touché la barre à la suite d’un numéro en solitaire à l’entrée de la surface (88e).
Grâce à ce succès, où Akliouche, Camara et Zakaria ont été une nouvelle fois particulièrement précieux, l’AS Monaco grimpe à la 5e place et retrouve les places européennes. Un classement tout à fait logique, compte tenu du changement de visage affiché par l’équipe depuis plusieurs semaines, motivé par son entraîneur Sébastien Pocognoli.
Alexis Navarro



