Fondateur de la Champions Cup il y a seize ans, Jean-Christophe Marquet voit à présent son projet socio-sportif se développer d’années en années, et concentrer de plus en plus de participants. Pour les prochaines éditions, l’ex-joueur du Gym ne cache pas l’idée d’internationaliser la compétition. Entretien.
Et si on revenait sur la grande nouveauté de cette nouvelle édition, l’exportation vers les DOM-TOM. En quoi cela a pu représenter un défi majeur pour la compétition, de lancer sa 16e édition en Martinique ?
« On a grandi de 60 clubs à 650 clubs en métropole. On estime donc que ce modèle mérite que beaucoup de gamins le partagent. Quand EcoDDS (le partenaire écologique de la compétition, NDLR), nous a donné l’opportunité de grandir et de nous développer en Martinique, pour nous cela a directement été pris comme une chance d’associer ces gamins loin de la France métropolitaine.
C’est un moyen pour ces jeunes des DOM-TOM de venir dans un évènement pareil connu pour sa vigueur, sa discipline et sa notoriété. C’est aussi leur permettre de réaliser un rêve. Pour nous, faire rêver les enfants, leur offrir une telle expérience, c’est notre motivation première. »
A l’avenir, on garde en tête l’idée d’internationaliser l’évènement ?
« Oui, on l’a beaucoup en tête. On l’a même presque à l’écrit car développer une telle compétition comme nous l’avons fait en France, ça parle à beaucoup de pays. Dans les années qui arrivent, nous allons sans doute développer ce concept dans d’autres pays en Europe. »
D’un point de vue plus personnel, avez-vous toujours été bercé par l’idée d’offrir une expérience, une leçon de vie à des gamins qui rêvent du plus haut niveau ?
« Bien-sûr. Quand on a la chance d’avoir été un gamin, comme ces enfants, qui a réussi dans le milieu du football, c’est une opportunité de vie majeure. Pour moi, transmettre tout ce que j’ai pu vivre tout au long de ma carrière, ça a du sens… »
Donc ce regard professionnel, comment le transmettez-vous finalement vers ces jeunes ?
« Sur les valeurs. Sur tous les détails qu’on leur propose durant l’évènement. Quand ils arrivent, ils ont leur équipement, ils sont encadrés par des anciens professionnels…
C’est pas le même évènement qu’un autre car ils se sentent en confiance, valorisés et dès le plus jeune âge c’est ce qui nous permet d’être différents d’une autre compétition. »
L’objectif c’est aussi de former des jeunes hommes et des jeunes femmes avant de former des joueurs ?
« Oui, totalement. On sait très bien que sur 5 000 gamins, il y en a peut-être un ou deux qui vont réussir, et on leur souhaite. Mais tous les autres vont être des citoyens de demain, des hommes et des femmes de notre société. Donc on essaye de leur offrir le maximum d’outils pour que le monde de demain soit meilleur pour eux.
Et cela passe à travers tout ce qu’on leur explique sur le terrain et en dehors. La Champions Cup c’est simple : le lundi, les jeunes peuvent parler d’un but mais ils peuvent parler aussi d’un quiz, d’un tri sélectif, d’un comportement… Et ça pour nous, c’est comme une manière d’enrichir le cerveau de l’enfant. »




