L’OGC Nice et l’AS Monaco se sont quittés cet après-midi sur un score nul et vierge (0-0), pour le compte de la 21e journée de Ligue 1 McDonald’s. Un derby de la Côte d’Azur fade.
C’était peut-être le rendez-vous à imaginer entre deux équipes en difficulté sportive cette saison. Bien différent du précédent, en octobre dernier (2-2), où Franck Haise et Adi Hutter étaient encore les entraîneurs respectifs, avant que l’Autrichien puis le Français ne plient bagages en raison de résultats sportifs insuffisants.
Mais pour ce premier affrontement entre Sébastien Pocognoli et Claude Puel, il y avait, aussi, matière à un derby un peu plus enflammé. Entre, d’un côté, une équipe victorieuse au terme d’un scénario spectaculaire face à Montpellier en Coupe de France (3-2), et d’un autre, une équipe monégasque qui a repris des couleurs en championnat face à Rennes (4-0) le week-end dernier.
Mais à l’Allianz Riviera, aucune des deux équipes n’a su prendre le dessus sur l’autre pour décider du sort d’un derby qui ne restera pas dans les annales.
Un penalty sifflé, puis refusé d’entrée de jeu
Pourtant, les deux équipes ont réalisé un début de partie en fanfare au cours duquel chacune était proche d’ouvrir la marque. D’abord, la barre touchée par Folarin Balogun sur un ballon chanceux dans la surface de réparation (2′). Puis juste après, un penalty qui a engagé les premières discussions de la rencontre.
Le centre de Tom Louchet, depuis l’aile gauche, recherchait le jeune Gabin Bernardeau (aligné pour sa deuxième titularisation, après Montpellier). Mais Thilo Kehrer est intervenu et a clairement touché le ballon de la main, même s’il a semblé rabattre le bras contre son corps au dernier moment. C’était d’abord penalty, pour Benoît Bastien, mais le VAR est intervenu et en un visionnage, l’arbitre français est revenu sur sa décision et a décidé d’annuler la plus grosse occasion de marquer pour l’OGC Nice (3′).
Morgan Sanson n’a d’ailleurs pas manqué d’exprimer son incompréhension quant à cette décision, après la rencontre : « Pour moi, c’est main clair. On a revu les images à la mi-temps, on a eu des situations sifflées contre nous pour moins que ça« . Et de porter la comparaison avec le penalty subi face à Brest, le 1er février : « Pour moi, c’est pire. Il y a plus main là, que lorsque Dante fait main, avec le bras le long du corps alors qu’ici, le bras était clairement décollé... ».
Pas plus dangereux en seconde période
Un coup de chaud immédiat dans la surface monégasque et un premier sursis offert à une défense qui a été, par la suite, presque impeccable. Comme l’Allemand Thilo Kehrer, qui a d’ailleurs sorti in extremis la tentative de Diop, survenue après une bourde majeure de Philipp Kohn (72′). Ou bien son homologue suisse, Denis Zakaria, qui a été de nouveau rassurant dans un poste qui lui correspond parfaitement.
La rencontre a permis néanmoins de pointer un problème commun dans les rangs niçois et monégasques. Que ce soit Balogun ou Wahi, aucun des deux ne s’est montré en réussite cet après-midi. Le Suisse a même annihilé une action cruciale pour les siens en fin de partie. En situation de trois contre un après une récupération haute de Vanderson, Balogun a très mal servi Akliouche dans la profondeur, ce qui a profité au taulier niçois Dante pour s’illustrer, sous l’euphorie des supporters, et repousser le danger (81′).
De son côté Elye Wahi s’est montré volontaire et disponible par sa forte mobilité sur le front de l’attaque. Mais balle au pied, c’était souvent plus difficile et ses tentatives n’ont que trop peu effrayé la cage de Philipp Kohn.
Au final, c’est au bout d’un derby soporifique que Niçois et Monégasques se sont séparés. Au classement, Nice reste englué à la 14e place, à cinq unités de Monaco, 10e.
Alexis Navarro

