Pro D2 : Défait par Oyonnax, le ciel s’obscurcit encore et toujours pour le Stade Niçois

Battu par Oyonnax à domicile ce vendredi soir (15-33), le Stade Niçois enchaîne une dixième défaite consécutive. Un nouveau revers sonnant quasiment le glas des espoirs de maintien en Pro D2. Désormais, « jouer libérer et prendre match après match » sera le crédo des hommes d’Alexandre Compan.

Ils étaient dos au mur. Avec neuf défaites consécutives et un écart commençant à se creuser en bas de tableau, le Stade Niçois était dans une obligation, presque vitale, de gagner. Malheureusement c’est encore une fois manqué. Oyonnax, équipe évoluant en Top 14 l’an dernier, est venue dicter sa loi sur la pelouse du stade Marcel-Volot. Une dixième défaite de suite hypothéquant les chances de maintien en Pro D2 du club azuréen. « On a du mal à rivaliser, c’est tout, concède froidement Mariano Taverna, l’entraîneur des avants niçois. Il va falloir faire des exploits, jouer match après match. La montée n’était pas voulue. C’est déjà un bel exploit d’être en Pro D2 il ne faut pas l’oublier. »

Dès la sixième minute, le public niçois s’engouffre déjà dans une de ces soirées qu’il connaît tant. Martin Bogado, arrière d’Oyonnax, trouve un intervalle au centre du terrain, perce et pointe entre les perches (0-7, 6e).

Des efforts stériles et une punition

Derrière ce premier coup de froid dans une enceinte déjà frigorifiée, les Niçois réagissent. Paul Auradou, replacé à l’ouverture pour ce match, trouve une brèche sur l’aile gauche mais est repris à dix mètres de l’en-but (10e). Sur l’action suivante, comme un effet boomerang, Ramiha Smiler lance le jeune Kylian Laurens grâce à un offload dont lui seul a le secret. À 20 ans, pour son deuxième match en professionnel, le troisième-ligne niçois se fait la malle au milieu du terrain et marque au bout d’une course folle, le tout premier essai de sa jeune carrière (7-7, 14e). « C’est un très bon jeune, avoue Mariano Taverna. Avec sa fougue, il arrive à amener des choses positives dans le collectif. Il est frais et a les capacités d’être un très bon joueur de rugby ! »

Kylian Laurens s’est offert un beau plongeon pour son premier essai en professionnel © Yohan Trichaud

Cet essai ne libère pas pour autant les hommes d’Alexandre Compan. Jules Gimbert en difficulté face aux perches (2/5 aux tirs au but) ne récompensent pas les efforts des siens. Nice vient de laisser passer sa chance. « Je suis arrivé dans une équipe un peu en manque de confiance et moi le premier, je n’ai pas été au niveau ce soir« , fulmine le demi de mêlée prêté par le Stade Français Paris. Avant la pause, Karim Qadiri, meilleur marqueur de Pro D2 en 2022, casse trois plaquages et punit les Niçois en donnant sept points d’avance aux Oyomens à la pause (7-14, 40e).

Un deuxième acte cauchemardesque

Habitués généralement aux réactions d’orgueil, les Niçois, cette fois, ne répondent pas. Gelés dans l’envie, baissant la tête sur chaque essai encaissés. Ils semblent subir leur destin. En dix minutes, la défense rouge et noire vole en éclat à trois reprises (10-14, 50e à 10-33, 65e), impactée par l’exclusion temporaire de la recrue Christa Powell (53e) pour plaquage dangereux. Les lacunes vues et revues, depuis 17 journées maintenant, sont toujours présentes malgré l’arrivée du Canadien, Jamie Cudmore, comme entraîneur de la ligne défensive.

Christa Powell a été exclu dix minutes suite à ce geste sur le centre d’Oyonnax, Luca Mensa © Yohan Trichaud

Seule éclaircie de cette deuxième mi-temps : une attaque en première main ponctuée par une inspiration géniale de Paul Auradou (passe entre les jambes), envoyant Christiaan Erasmus dans l’en-but (15-33, 70e). Une action mettant un peu de baume au coeur d’un deuxième acte cauchemardesque.

Désormais, Nice pointe à neuf points de Valence-Romans. Le bonus défensif des Dromois à Montauban, sonne comme la note finale d’une soirée où rien n’a fonctionné. Avec un prochain match à l’extérieur face à ces mêmes Valentinois, Nice pourrait malheureusement être définitivement larguée à la fin de ce quatrième bloc.

Quentin Barbaza


NICE 15-33 OYONNAX (MT 7-14)

Stade Marcel-Volot (à Nice)
Spectateurs : 2000 environ
Arbitres : M. Bru assisté de MM. Coulon et Mallet.

Pour Nice : 2 essais de Laurens (14e), Erasmus (70e). 1 transformation de Gimbert (15e) . 1 pénalité de Gimbert (47e)

Pour Oyonnax : 5 essais de Bogado (6e), Qadiri (38e), Salles (49e), Mensa (52e), Ikpefan (60e). 4 transformations de Holmes (6e, 38e, 50e), Smith (61e) .

Carton jaune : Powell (53e, plaquage dangereux), Berthaud (68e, fautes répétées)

Évolution du score : 0-7, 7-7, 7-14 (MT) 10-14, 10-21, 10-26, 10-33, 15-33.

NICE : Martinez, Anga’aelangi, Pupuma (Ross, 48e) – Murday (cap) (Chartier, 52e), Freytes – Laurens (Sarrasin, 52e), Suaud, Smiler (Berenguel, 65e) – Gimbert (m) (Solinas, 62e), Auradou (o) – Delas, Powell, Daly, Erasmus – Odiete. Coach : Compan.

OYONNAX: Bordenave (Di Pietro, 60e), Durand (Narisia, 60e), Tafili (Berthaud, 49e) – Battye, Fabrègue – Lebreton, Hermet, Godener – Ruru (m) (Lobzhanidze, 62e), Holmes (o) – Qadiri (Salles, 47e), Mensa, Rabut (Smith, 6e), Ikpefan – Bogado. Coach : Cibray.

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